Débuts de la chapelle et de l’école

Vers l’an 1750, on trouve une communauté amish à La Chaux-d’Abel/La Ferrière; elle se réunit dans les fermes. Lorsqu’en 1798 la Constitution helvétique introduit la liberté de religion, les…

Vers le début du 20e siècle, une vague de réveil spirituel traverse le Jura. A La Chaux-d’Abel, l’instituteur Fritz Oderbolz et l’évangéliste Georg Steinberger de Rämismühle sont les figures marquantes de ce réveil. L’Association Chrétienne de Jeunes Gens est fondée en 1903. Ses réunions ont lieu dans la salle de classe qui, rapidement, s’avère trop petite. Grâce au réveil, la communauté prend un nouvel essor; la construction d’une chapelle, en discussion depuis un certain temps déjà, devient réalité en 1905. Des projets de construction analogues se concrétisent dans d’autres communautés amish, respectivement mennonites : en 1894 aux Bulles et à Jeangui en 1900. David Ummel met le terrain à disposition pour y construire la chapelle. Cette dernière doit être ouverte à tous, pas seulement aux Anabaptistes de souche. A La Chaux-d’Abel, grâce à l’instituteur Oderbolz, un lien étroit se tisse entre l’école, l’association des jeunes (plus tard Union Chrétienne des Jeunes Gens) et la communauté anabaptiste. Un changement fréquent d’instituteurs et l’incendie de l’école en 1917 créent des années agitées. En 1918, Gottlieb Loosli, dont le père était instituteur et ancien de Moron, est nommé à sa sortie de l’école normale. Son ministère marquera durablement l’école et la communauté de La Chaux-d’Abel jusque dans la seconde moitié du 20e siècle. (Pour l’histoire de l’école voir Ernst 0. Loosli ; Schule La Chaux-d’Abel in Mennonitia Helvetica 21/22 1998/99)

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Cyclone et nouveau départ

Huit ans après l’entrée en fonction de Gottlieb Loosli, le 12 juin 1926, un cyclone s’abat sur La Chaux-d’Abel. Les toits de la chapelle et de l’école sont arrachés et plusieurs maisons détruites. Une grande action d’entraide de toute la Suisse permet de remettre en état la chapelle et l’école en y apportant également quelques améliorations. L’imbrication entre La Chaux-d’Abel-Montagne, La Ferrière et les Bulles et des idées amish, anabaptistes et revivalistes engendre aussi des difficultés. Cet état de fait aboutit à la scission entre La Chaux-d’Abel et La Chaux-d’Abel-Montagne.

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Un lieu de rencontre et de culte depuis 1905

Construite par la communauté mennonite locale sous l’inspiration de l’ancien David Ummel, la chapelle de la Chaux-d’Abel est depuis 1905 et à ce jour un lieu de culte et de rencontre. A l’époque, la communauté était Amish, jusqu’au réveil piétiste au début du 20e siècle. La chapelle servait alors de lieu de rencontre pour le mouvement Union Chrétienne, d’où l’inscription en fer forgé “UC” dans la porte  d’entrée. La communauté mennonite d’aujourd’hui est bilingue. La génération des parents actuels a fréquenté l’école en allemand, à la Chaux-d’Abel pour la plupart, tandis que leurs enfants sont scolarisés en français. Le catéchisme se fait entièrement en français, ensemble avec l’église méthodiste de St-Imier et l’église mennonite du Vallon de St-Imier.

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